Tantra - Daniel Odier - La Conscience

Publié le par Tout est bien

tantra - odier"Dans le tantrisme, il n'y a fondamentalement pas de temple, pas de Dieu, pas de dogmes, pas de croyances, il n'y a qu'un immense cordon ombilical qui relie chaque être et chaque chose dans le divin.

 

Connaître un éveil c'est entrevoir cela dans la totalité, même l'espace d'une seconde. Connaître le Grand Eveil, c'est évoluer constamment dans ce seul espace infini que la Conscience épouse dans la célébration d'une noce continue au point où l'extase de cette union entre Shiva et Bhairavi fait couler son lait sur la forme distendue de la Conscience qui ne peut même plus dire "je suis la Conscience, je suis le sans limite, je suis la totalité du divin.

 

La Conscience est le lieu du culte, la conscience est le texte sacré, la Conscience est la voie, la Conscience est le lieu du sacrifice, la Conscience est le feu, la Conscience est le lieu de l'union rituelle, la Conscience est le lieu du Samadhi, la Conscience est l'Eveil, la Conscience est la demeure des Dieux, la Conscience est le temps, la Conscience est l'espace, la Conscience est le pot, la jarre de laquelle s'écoule le divin."

 

 


Tantra : L' initiation d'un occidental à l'amour absolu - Daniel Odier - Éditions Jean-Claude Lattès, 1996 - Pocket Spiritualité - Extraits - Pages 60 et 61



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Publié dans Tantrisme

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S
<br /> <br /> Votre être éternel, la conscience, est la lumière derrière toute activité, toute perception.<br /> <br /> <br /> Dans cet éveil sans objets, après la mort, la conscience est identique au moment qui précède le réveil du corps le matin. Tout apparaît dans la conscience qui n'est affectée ni par la naissance<br /> ni par la mort. Il n'y a pas un instant sans conscience, donc, après la mort du corps, la conscience est là comme toujours.<br /> <br /> <br /> Tout est dans la conscience, mais comme nous l'avons dit, on peut être éveillé dans la conscience ou non. Pour la plupart, après la mort, être conscience est passif. Il faut être sciemment<br /> conscience: conscience consciente d'elle-même. Cela peut seulement arriver avant que le corps ne meure. Puisque la plupart des gens se connaissent seulement en tant qu'objets et ne se connaissent<br /> pas en tant que conscience, peu d'entre eux, après la mort, se dissolvent en conscience se connaissant elle-même.<br /> <br /> <br /> La conscience qui se connait elle-même est satisfaite et ne cherche pas d"autre expression.<br /> <br /> <br /> Votre vraie nature est d'être sciemment conscience. C'est l'ultime suffisance.<br /> <br /> <br /> La conscience, la présence de la vie, est là avant que le corps ne s'éveille. Elle existe avant la pensée. Elle est ce que vous êtes éternellement. Elle est éveil silencieux, sans nom,sans<br /> attribut, mais s'exprimant sous tous les noms et toutes les formes. Bien des changements, que le corps et la vitalité subissent en tant qu'expressions temporaires de la conscience, sont<br /> hypothétiques. Mais il n'y a rien d'hypothétique dans ce que vous êtes vraiment, qui est continu. La conscience est sa propre preuve, sans objet et sans témoin.<br /> <br /> <br /> Lorsque vous vivez sciemment il n'y a pas de mort.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Jean Klein<br /> <br /> <br /> QUI SUIS-JE?<br /> <br /> <br /> La quête sacrée<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Namasté <br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Bonjour Sans Objet<br /> <br /> <br /> Une partie du texte de Jean Klein que vous proposez me fait penser à ce poème :<br /> <br /> <br />  « Mon ami, espère la visite de l'Hôte tant que tu es en vie.<br /> Plonge dans l'expérience tant que tu es en vie !<br /> Pense...et réfléchis...tant que tu es en vie.<br /> Ce que tu appelles "salut" appartient au temps d'avant la mort.<br /> <br /> Si tu ne brises pas tes liens tant que tu es en vie.<br /> Penses-tu que des fantômes s'en chargeront après ?<br /> <br /> Cette idée que l'âme atteindra l'extase seulement parce que la chair est pourrie,<br /> Tout cela est pur fantasme.<br /> Ce qui est trouvé maintenant est trouvé alors.<br /> Si tu ne trouves rien maintenant, tu termineras simplement avec un appartement dans la Cité des Morts.<br /> Si tu fais l'amour avec le divin maintenant, dans la vie qui suit ton visage sera celui du désir satisfait.<br /> <br /> Ainsi plonge dans la vérité, découvre qui est l'Enseignant<br /> Et crois dans la Grande Résonance !<br /> <br /> Voici ce que te dit Kabir : lorsque l'Hôte est recherché,<br /> C'est l'intensité de la recherche de l'Hôte qui fait tout.<br /> Regarde-moi et tu verras un esclave de cette intensité. »<br /> <br /> <br /> (Poème Soufi - Kabir, XVème siècle.)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Après j'arrive à un grand blanc face au texte ; cela me fait penser<br /> à des échanges passés sur "la conscience". <br /> <br /> <br /> <br /> Bien, ceci dit, relisons le texte que vous nous proposez et tentons de le comprendre, pour le moins mettre en évidence les parties incomprises.<br /> <br /> <br /> La conscience = notre être éternel. Bon. "Elle est la<br /> lumière derrière toute activité, toute perception". La lumière ? Ce qui éclaire ? Seulement ce qui éclaire ? Ce qui met en lumière, ce<br /> qui montre, ce qui fait apparaître. J'ai l'impression peut-être à tort, qu'il y aussi l'idée que toute activité et toute perception naissent en elle<br /> par l'utilisation de "derrière". Une cause première.<br /> <br /> <br /> <br /> "Dans cet éveil sans objet"??? Je ne<br /> comprends pas au premier abord cette expression.<br /> <br /> <br /> Je crois comprendre un peu plus par contre la suite de la phrase "après la mort, la conscience est identique au moment qui précède le réveil du corps le matin"comme<br /> dans l'état de mort et de sommeil (tout le sommeil ou seulement le sommeil sans rêve, hors du rêve ?  Je penche pour cette deuxième proposition) la conscience connait une même forme, est sans forme, n'en produit<br /> aucune, où il n'y a personne (Là c'est Jac O'Keeffe, puis l'auteur de "l'éveil pour les paresseux" qui m'instruisent, et Jean Bouchart d'Orval ) pour percevoir, juste le contenant susceptible de contenir, qui contient tout ?<br /> <br /> <br /> Revenir à "cet éveil sans objet". Cela qualifie "après la mort". Le moment après<br /> la mort du corps est un éveil sans objet - plus personne pour avoir conscience de, donc plus d'objet parce que plus de sujet ? C'est cela ?<br /> <br /> <br /> <br /> "Tout apparait dans la conscience qui n'est affectée ni par la naissance, ni par la<br /> mort". Bien c'est clair. Ni naissance, ni mort = éternité(à distinguer de l'immortalité, éternité = ni<br /> commencement, ni fin). Si le corps meurt, la conscience, elle, ne meurt pas, elle n'est jamais née. Bien.<br /> <br /> <br /> "Tout est dans la conscience, mais comme nous l'avons dit, on peut-être éveillé dans la conscience ou<br /> non."<br /> <br /> <br /> Que signifie "être éveillé dans la conscience" ? Etre conscient que<br /> l'on est conscient ou plutôt que l'on est conscience ? Poursuivons.<br /> <br /> <br /> "Pour la plupart, après la mort, être conscience est passif". Bon là c'est affaire pour moi de croyance. Et pour ma part je n'ai ai pas, ou croit ne pas en avoir actuellement en<br /> ce qui concerne l'après de la mort du corps. Je reste ouvert à ce sujet. Et donc je peux les avoir toutes, enfin peut-être pas en même temps. Si le<br /> corps meurt, que reste-t-il ? Partant que la conscience elle, ne meurt pas, reste-t-elle marquée d'une manière ou d'une autre par l'individu qui la portait ou n'est-elle plus alors que conscience<br /> sans expression, forme particulière ?<br /> <br /> <br /> (Bon j'ai l'impression qu'il y a du chemin encore pour moi avant d'avoir des certitudes à ce sujet, mais<br /> continuons d'écouter ce que Jean Klein nous dit)<br /> <br /> <br /> "Il faut être sciemment conscience : conscience consciente d'elle-même"<br /> Mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Je<br /> repense à un texte de Jean Klein qui parle -souvenir imprécis- de pointer vers l'ouverture. A Jack O'Keeffe aussi, il me faudra remettre la main sur ces<br /> textes.<br /> <br /> <br /> "Cela peut seulement arriver avant que le corps ne meurt." Bon ça c'est clair, même si je ne comprends pas ce qui précède. Et c'est sans doute ce qui m'a fait penser au poème de Kabir.<br /> <br /> <br /> "Puisque la plupart des gens se connaissent seulement en tant qu'objets et ne se connaissent pas en tant<br /> que conscience, peu d'entre eux, après la mort, se dissolvent en conscience se connaissant elle-même."<br /> <br /> <br /> La conscience qui se connait elle-même est satisfaite et en<br /> cherche pas d'autre expression.<br /> <br /> <br /> La satisfaction, ce "tout-est-bien", me dit quelque chose<br /> concrétement, un aperçu Hier, juste un repère, l'identification  ayant depuis quelque peu repris du terrain."Les petits hommes gris" se tenaient à proximité. Etait-ce là le signe d'une<br /> conscience se connaissant elle-même ? Poursuivons.<br /> <br /> <br /> "Votre vraie nature est d'être sciemment conscience. C'est l'ultime suffisance.<br /> <br /> <br /> La conscience, la présence de la vie, est là avant que le corps ne s'éveille. Elle existe avant la pensée. Elle est ce que vous êtes éternellement. Elle est éveil silencieux, sans nom,sans<br /> attribut, mais s'exprimant sous tous les noms et toutes les formes.<br /> <br /> <br /> Bien des changements, que le corps et la vitalité subissent en tant qu'expressions temporaires de la conscience sont hypothétiques. Mais il n'y a rien d'hypothétique dans ce que vous êtes<br /> vraiment, qui est continu. La conscience est sa propre preuve, sans objet et sans témoin.<br /> <br /> <br /> Lorsque vous vivez sciemment il n'y a pas de mort."<br /> <br /> <br /> J'attends "sans crispation" la compréhension non intellectuelle de cela, peut-être devrais-je dire la réalisation de cela. J'ai intégré que ma nature réelle est en deçà des formes et des<br /> expressions. Il y a en moi désormais un "regard" réflexe quand je dis cela qui vient, qui tente de plonger en dedans.<br /> <br /> <br /> Pour le moins au présent, conscient, il n'y a pas d'idées de la mort, de projections terrifiées ou soulagées sur ce qu'il peut advenir de ce que j'appelle moi. Cette "confiance", cette "sérénité"<br /> vis à vis de la mort du corps est là. (Quelque chose en moi, une voix dit "mais n'es tu pas plutôt insouciant ?" "une autre dit "c'est peut-être parce que ton heure n'est pas encore venue").<br /> Ce qui m'est plus difficile c'est de transmettre cette confiance qui n'est pas de l'ordre de la croyance mais du ressenti à ceux qui a priori sont plus proches de la mort physique que moi et qui<br /> parfois m'interrogent.<br /> <br /> <br /> Cela ne signifie pas que les peurs se sont totalement absentées, elles apparaissent, mais elles sont banalement terrestres.<br /> <br /> <br /> Merci Sans Objet pour votre texte cité.<br /> <br /> <br /> A bientôt.<br /> <br /> <br /> Namasté.<br /> <br /> <br /> <br />