Vacuité : un article du blog vacuithe

Publié le par Tout est bien

Source : http://vacuithe.blogspot.com/2010/11/vacuite.html

 

[...]


"Pour expliquer la vacuité, Siddhartha Gotama - le Bouddha - demanda un jour à l'un de ses bhikkhus si le bol qui se trouvait devant lui était plein ou vide. Son disciple, observant le récipient rempli d'eau, lui répondit qu'il était plein. Le Bouddha lui demanda alors d'aller vider le bol ; le bhikkhu s'exécutât et revint auprès de son maître qui lui reposa la même question. "Il est vide !" répondit le disciple.
Le Bouddha expliqua alors à l'assemblée que le bol était au contraire plein d'air et que la vacuité n'était pas un phénomène que l'on pouvait isoler. Le récipient pouvait être vide d'eau, plein d'air, mais jamais vide, ce serait une vision erronée. Pour être vide ou plein, le bol devait tout d'abord exister, et son existence présupposait la présence de tous les éléments (eau, air, feu, terre).
Devant les signes d'incompréhension que commençaient à manifester les disciples écoutant attentivement ses enseignements, le Bouddha entreprit de poursuivre son explication, toujours à partir du bol.


Cet objet, comme tous les dharmas (phénomènes), nécessite de pratiquer la vision profonde pour en discerner le caractère impermanent, changeant et interdépendant. Voir ce bol vide d'eau, par exemple, est une vision erronée : sans eau, le potier n'aurait pas pu diluer l'argile utilisée pour le créer.
La présence de ce bol vide dépend donc de la présence de l'eau, mais également de celle du feu sans qui la cuisson du bol eût été impossible, de l'air sans lequel aucune combustion n'est possible, air sans lequel le potier n'aurait d'ailleurs jamais existé. De la même manière, les arbres qui ont donné le bois nécessaire à la cuisson ont eu besoin de la terre, de la pluie, du vent, du soleil, etc.
En contemplant ce bol, on peut discerner tous les éléments interdépendants qui lui ont donné vie, et qui sont présents à l'intérieur et à l'extérieur de celui-ci. Et votre propre conscience n'est rien d'autre que l'un des constituants de ce bol.

Je laisse la parole au Bouddha :

"Bhikkhus, regardez profondément ce bol, et vous y verrez l'univers tout entier qu'il contient dans son intégralité. Il n'y a qu'une chose dont le bol soit vide, un soi individuel et séparé. Un soi individuel et séparé serait un soi existant par lui-même, indépendant de tous les autres éléments. Aucun dharma ne peut exister indépendamment des autres ni posséder un soi essentiel et séparé. Ceci est le sens de vacuité. Vide veut dire vide d'un soi séparé."


Cette anecdote est tirée du livre "Sur les traces de Siddharta", dans lequel Thich Nhat Hanh retrace la vie du Bouddha de sa naissance à sa mort avec la fidélité la plus absolue aux textes originels, en ayant pris soin d'éliminer de son récit tous les miracles accomplis par le Bouddha (qui font davantage partie du folklore et du mythe que de la véritable existence du Bouddha Shākyamuni)."

 

 


Malgré cette première approche pourtant très concrète (matérialisée par le bol), le concept de vacuité reste tout de même assez nébuleux. Comme tout ce qui relève des expériences mystiques, je ne vois pas de quelle façon la vacuité pourrait être décrite, analysée, classifiée, disséquée. Faut-il d'ailleurs en parler ? Seuls peut-être quelques vieux sages, au bout de plusieurs décennies d'apprentissage et de méditation auront éventuellement entrevu directement ce qu’est la vacuité. Prétendre alors écrire un article sur le sujet n'est que pure fatuité ! Mais bon, maintenant que j'ai commencé...

L'Anneau de la Voie, un grand classique de l'iconographie du Zen japonais. 
Très graphique, cette image va reposer vos yeux et vous préparer à la lecture des textes ci-dessous...
La vacuité dont je souhaite parler ici n'a finalement pas vraiment de rapport avec le vide, l'absence de (absence de thé dans une tasse, d'objets dans un sac...). Le mot sanscrit d'origine (sunnata, dont le sens premier est "ceci est parce que cela est") devait bien être traduit d'une manière ou d'une autre et c'est ce mot français qui a été choisi, mais il ne faut pas pour autant s'arrêter à son sens littéral.
Dans le bouddhisme, quand il est dit que tout est vacuité, cela signifie que tout est par nature interdépendance et impermanence. Votre tasse à thé - bien avant de contenir votre liquide favori - a bel et bien existé sous forme de terre brute, qu'un potier a tournée puis cuite dans un four à bois, bois issu d'un arbre qui lui-même... etc.
Si nous étions des êtres éveillés, nous pourrions - tout comme le Bouddha - expérimenter la nature de la vacuité et y demeurer afin de contempler l'absence de caractère substantiel, fixe et inchangeant de toute chose.



"La forme est vide. La vacuité est la forme. La vacuité n'est pas autre que la forme et la forme n'est pas autre que la vacuité. De même, la sensation, l'identification, les facteurs composés et la conscience sont-ils vides.
Ainsi tous les phénomènes sont-ils vacuité ; ils sont sans caractéristique ; ils ne naissent ni ne cessent ; ne sont ni souillés ni non souillés ; ni déficients; ni parfaits.
En conséquence, dans la vacuité il n'y a ni forme, ni sensation, ni identification, ni facteurs composés, ni conscience ; ni œil, ni oreille, ni nez, ni langue, ni corps, ni mental ; ni forme, ni son, ni odeur, ni saveur, ni objet du toucher, ni phénomène mental. De l'élément de l'œil et ainsi de suite, jusqu'à l'élément de la conscience du mental, il n'y a pas d'élément. Il n'y a ni ignorance ni élimination de l'ignorance et ainsi de suite, jusqu'il n'y a ni vieillissement et mort, ni élimination du vieillissement et de la mort. Et à l'avenant, il n'y a ni souffrance, ni origine de la souffrance, ni cessation, ni voie ; il n'y a ni sagesse transcendante, ni obtention, ni non-obtention.
Ainsi, puisqu'il n'y a pas d'obtention, les bodhisattvas se fondent-ils sur la perfection de la sagesse et ils demeurent en elle, l'esprit sans voile et sans peur. Et comme ils sont passés bien au-delà de toute erreur, ils parviennent au stade final du Nirvāna. C'est en s'appuyant sur la perfection de la sagesse que tous les bouddhas des trois temps eux aussi font naître pleinement l'insurpassable éveil parfaitement accompli.
Aussi le mantra de la perfection de la sagesse, le mantra de la grande connaissance, le mantra auquel rien n'est supérieur, le mantra égal à l'inégalable, le mantra qui apaise à jamais toute souffrance, doit être reconnu comme véridique car il ne trompe pas. Et voici le mantra de la perfection de la sagesse :
Tadyathā [om] gaté gaté pāragaté pārasamgaté Bodhi Svāhā (aller, aller, aller au-delà, au-delà du par delà, que l'éveil soit réalisé!)
C'est ainsi qu'un bodhisattva Mahâsattva doit s'exercer à la profonde perfection de la sagesse."

[Traduction du Sūtra du Cœur (Hridaya sūtra), l'un des textes les plus importants du bouddhisme.]
En cliquant sur l'image ci-dessous, vous pourrez avoir les "paroles" de l'Hannya Shingyo, qui n'est rien d'autre que le Sūtra du Cœur à la sauce bouddhisme zen japonais (tout est lié, tout est interdépendance, tout est vacuité je vous dis !). Comme ça vous pourrez le chanter chez vous en regardant la vidéo déjà donnée en lien plus haut.


D'ailleurs, la dernière phrase de l'Hannya Shingyo :
Gya tei, gya tei, hara gya tei. Hara so gya tei. Bo ji so wa ka.
ressemble un peu au mantra en sanscrit :
Gaté gaté pāragaté pārasamgaté Bodhi Svāhā.
Bref. De toute façon je ne suis pas linguiste.



J'aime à croire (et c'est le résidu, le condensé de ma période "pseudo-mystique") que l'action de boire du thé, de "remplir une tasse de vide avec du thé", est un support comme un autre pour ne serait-ce qu'entrevoir un petit quelque chose que je suis incapable de définir tout comme je ne suis capable de décortiquer le goût d'un pu erh (et pourtant, j'essaie !).
Il me vient à l'esprit quelques photos ou descriptions de thés de Stéphane (Teamasters), à travers lesquelles transparaît la certitude qu'au détour d'une tasse de thé il est possible de voir la montagne, de sentir les rayons du soleil qui ont abreuvé les feuilles de thé, la fraîcheur des brumes...
Bien que je manque cruellement d'expérience et de réceptivité en la matière, je crois être en mesure de comprendre la "théorie" du concept de vacuité au sens "impermanence/interdépendance" par l'expérimentation du thé. Et je suis sûr que vous aussi, vous comprenez ça. Sûrement mieux que moi d'ailleurs.


Le paradoxe de nos sociétés dites "du progrès" [qui nous conduisent à un désastre inéluctable : physique (environnemental par exemple) ou en terme de dignité humaine (asservissement, conditions de vie)*] nous plonge dans une sorte de schizophrénie insoluble : nous avons atteint un niveau technique qui nous permet de nous déplacer dans les airs, de voyager sous les mers, de voir instantanément ce qui se passe partout dans le monde et même hors de notre planète et cependant, notre esprit, si proche de nous, reste une réalité impénétrable. Le développement de la science et la maîtrise des conditions matérielles nous a apporté un degré de confort et de bonheur extérieur très élevé mais le prix à payer pour cette illusion est trop cher : la méconnaissance de nous-même et de notre esprit nous afflige par la souffrance, la frustration et l'angoisse.**


L'être humain, "déshumanisé" par l'inexorable perversion de sa nature originelle (orchestrée par une machinerie bien huilée), cherche donc consciemment ou non à retisser des liens avec sa condition d'origine : celle d'une espèce qui vivait autrefois dans, avec, et par la nature. L'homme d'aujourd'hui, individualisé et dépossédé de son libre-arbitre, cloitré dans quelques mètres carrés de béton, est privé de ce rapport direct avec la nature qui sous-tendait sa survie. Des activités de substitution lui sont plus ou moins imposées pour donner un semblant de sens à sa vie et satisfaire son besoin de réalisation. Serait-ce ce besoin primaire de "nature" qui rejaillit aujourd'hui par la quête du thé par ci, la mode des matériaux éco-responsables par là, l'essor du bio et le discours culpabilisatoire (oui, j'invente des mots) du green business ?

Pardonnez-moi digression socio-polito-ethno-économique fumeuse, contradictoire et bourrée de clichés, je reviens à mon sujet.


Considérer que notre esprit (le moi, le soi) est dépourvu d'existence intrinsèque est donc ce que l'on appelle vacuité. Les objets du monde extérieur ainsi que tout ce qui se présente à nous comme formes, saveurs, sensations, ne sont que des projections de notre esprit qui est vacuité. Toutes ces expériences sont donc illusion : un agencement de facteurs interdépendants dépourvu d'existence propre. La méditation permettrait de conclure de façon certaine à l'absence d'entité autonome dans tout objet de connaissance. Demeurer dans cette expérience, ce serait donc méditer la perfection de connaissance transcendante.
  
[...]

* L'effondrement du système technologique (Théodore Kaczynski)
** La voie du Bouddha (Kyabdjé Kalou Rinpoché)"

 

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S
<br /> <br /> (suite et fin)<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Une approche similaire peut être également conduite pour d’autres concepts.<br /> <br /> <br /> Par exemple, et entre autres, l’humanité et l’ensemble des êtres sensibles. L’ensemble des êtres fait référence à de multiples individualités, comme des gouttes d’eau, l’humanité elle faisant<br /> référence à une entité unique, non séparable et sous-jacente, impossible à décrire avec des mots, semblable à un océan infini. Toute description de celle-ci par le langage la projetterait<br /> d’ailleurs dans le monde de la forme, celui matériel, de tous les êtres humains en temps qu’individus.<br /> <br /> <br /> Là également peut s’appliquer le parallélisme avec la vacuité et les phénomènes de la réalité. De la même façon que ku génère les phénomènes physiques ou psychiques et que les phénomènes<br /> retournent à ku, l’humanité gènère les êtres humains et ceux-ci retournent à l’humanité. Il y a les deux.<br /> <br /> <br /> En ce sens la phrase de Bouddha faisant allusion à la salvation de tous les êtres suggère non seulement une salvation de l’humanité mais également celle de tous les individus. A la fin ils sont<br /> indissociables. Ceci peut se traduire à la fois par le désir de sauver l’humanité dans son entier que par faire le bien chaque jour pour sauver les individus. Sauver uniquement l’humanité sans<br /> les individus serait vide de sens et sauver les individus sans référence à l’humanité entière ne contiendrait aucune consonance universelle.<br /> <br /> <br /> Il s’agit donc de suivre les deux Voies, qui n’en sont réellement qu’une, de la même façon que les particules élémentaires ne peuvent exister sans l’océan sous-jacent d’une énergie infinie, et<br /> l’océan d’énergie infinie n’existant que grâce à ses manifestations dans le monde matériel.<br /> <br /> <br /> En conclusion de ces indications, la nature de la vacuité, bien qu’ayant des résonances différentes selon les domaines où elle s’applique, reste un concept non exprimable très similaire. Tout<br /> n’est que la pointe visible d’un iceberg dont la totalité bien qu’invisible existe néanmoins dans des profondeurs inconnues. Toute conscience de celle-ci la projetterait inexorablement dans le<br /> monde visible, tangible, du réel, de la forme.<br /> <br /> <br /> Vincent Vuillemin chef de projet au CERN<br /> <br /> <br /> Namasté<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Bonjour sans Objet<br /> <br /> <br /> Merci pour ce long commentaire que je lirai attentivement un peu plus tard.<br /> <br /> <br /> Namasté.<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> (suite)<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Cette approche de la vacuité et de l’apparition de la forme peut être également faite dans le domaine de la pensée – la forme – et de la non-pensée – la vacuité. De la même façon qu’existe<br /> l’océan de l’énergie sous-jacente au monde matériel, existe également l’océan de la pensée sans aspect, sans forme, que l’on pourrait appeler la non-pensée.<br /> <br /> <br /> La pensée est évidente à connaître, prenant souvent la forme d’images, ou de réflexions, de raisonnement, selon une organisation qui couvre tout un domaine allant de la pensée furtive au<br /> réfléchi. Pourtant le monde de la non-pensée existe également, toujours de façon sous-jacente, ne prenant aucun aspect différencié ; il reste à l’état latent, nageant dans la totalité du corps.<br /> <br /> <br /> La pratique de zazen permet d’approcher, sans la toucher, cette vacuité de la pensée. Ceci peut être mis en rapport avec ce que Dogen a appelé penser sans penser, le deuxième terme faisant<br /> référence à la pensée consciente, l’autre restant invisible dans le monde de la non-pensée, « existant » néanmoins par lui-même.<br /> <br /> <br /> D’une façon similaire à ce que les particules élémentaires surgissent localement de la vacuité physique, les pensées apparaissent dans l’instant du monde infini de la non- ou sous-pensée. Le<br /> rapport intime et la connaissance intuitive et intégrée du corps permet alors non de la faire apparaître, ce qui est du domaine de la pensée, mais de la ressentir de façon non exprimée, telle les<br /> fonds d’un océan dont on ne verrait que les vagues de surface.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Au cours de milliards d’années notre monde en se refroidissant est devenu un monde de matière. Celle-ci, comme une forme de l’énergie au repos, définit les contours, la forme, d’un monde visible<br /> et tangible. Notre perception commune nous permet donc d’identifier ce que nous appelons le vide et le plein. Le plein est constitué dans notre esprit par la matière, le vide par ce qui<br /> l’entoure, l’un se définissant d’ailleurs par rapport à l’autre de façon relative. Il n’y a pas de plein sans vide, et pas de vide sans plein.<br /> <br /> <br /> Cette forme de dualisme, intrinsèque à un monde matérialisé, se retrouve également de façon transposée entre tout composant matériel et composant invisible, intangible, comme par exemple le<br /> cerveau et la pensée, le corps et l’esprit, les yeux et la vue ou l’oreille et l’écoute.<br /> <br /> <br /> Ce que nous pouvons appeler la vacuité dépasse très largement le dualisme du vide et du plein, étant en elle-même non seulement un concept mais également une réalité physique, unique en<br /> elle-même, ne faisant appel à aucune définition relative.<br /> <br /> <br /> Néanmoins, selon le domaine dans laquelle on la considère, que ce soit dans le monde de la physique, des phénomènes, de la pensée ou de la conscience, sa signification doit être transposée dans<br /> le langage par des approches explicatives distinctes, bien que l’essence de sa compréhension intuitive soit commune, unique, indifférenciée, la nature de la vacuité.<br /> <br /> <br /> A partir du début du 20ème siècle se développa, aussi bien par l’observation que par une approche intuitive, la physique quantique, appelée aussi la théorie des quanta. La base en est que toute<br /> forme d’énergie dans notre monde est quantifiée, accessoirement bien entendu toute forme de matière également ; c’est à dire que le spectre de l’énergie ne procède pas de façon linéaire ou<br /> continue mais par sauts successifs, par grains d’énergie, appelés les quanta.<br /> <br /> <br /> La plus petite forme d’énergie mesurable est donc un quantum unique, tout le reste étant constitué de multiples d’un quantum. Aussitôt qu’une forme d’énergie dépasse l’unité d’un quantum elle<br /> surgit dans le monde visible, tangible, mesurable, ce que l’on peut appeler le plein.<br /> <br /> <br /> Une analogie macroscopique pourrait être représentée par une échelle où seuls existent les échelons, rien n’est visible dans l’espace qui les sépare. Néanmoins il est légitime de penser qu’entre<br /> deux quanta d’énergie existe une forme non mesurable directement de champs énergétiques.<br /> <br /> <br /> Toute observation aurait donc comme conséquence de projeter ce monde invisible dans le monde matériel. Le monde matériel étant celui de la forme, les formes que prendront ces champs énergétiques<br /> lorsqu’ils seront projetés dans ce monde-là seront diverses, dépendant de la façon dont cette projection, cette mesure, cette observation, est faite.<br /> <br /> <br /> En ce sens, toute observation, ou observateur, selon la méthode qu’il utilise va changer la réalité du monde matériel, si l’on conçoit le terme de réalité comme limité au monde visible. Cette<br /> remarque peut d’ailleurs s’appliquer à d’autres domaines tels que la conscience ou la pensée. D’après la physique quantique, vérifiée par l’expérience, cette projection donnera toujours une<br /> mesure d’un nombre entier de quanta.<br /> <br /> <br /> Il est alors légitime également de se poser la question si quoi que ce soit d’invisible pour nous existe néanmoins de façon sous-jacente au monde matériel, quoi que ce soit dont l’énergie locale<br /> est inférieure à un quantum unique d’énergie. Nous aurions alors affaire à une sorte d’océan d’énergie infiniment étendue, invisible, dont aucune manifestation ne percerait directement sans<br /> action extérieure dans notre monde dit réel. Un océan d’énergie, sans aspect, sans forme, sans réalité au sens du terme défini plus avant.<br /> <br /> <br /> Et pourtant ce monde-là, en dessous d’un quantum unique, existe bien que non observable directement. De plus il ne peut être considéré comme vide, car contenant des champs énergétiques. C’est ce<br /> qu’on peut appeler le monde de la vacuité, ou de ku. De ce monde-là surgissent sans cesse grâce soit à des perturbations extérieures, soit grâce à des concentrations locales de champs, des quanta<br /> d’énergie visible, ou de matière telles que les particules élémentaires. En ce sens ku devient les phénomènes, de la vacuité surgissent les phénomènes matériels.<br /> <br /> <br /> De la même façon lors d’interactions ou d’annihilations de particules, l’énergie correspondant à leurs masses retourne dans cet océan infini d’énergie très étalée et disparaissent de notre<br /> vision. Les phénomènes retournent à ku, les particules élémentaires retournent à la vacuité. Ceci pour la nature de la vacuité vue par une approche de la physique quantique.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Bonjour Teb!<br /> <br /> <br /> Oui, j' me souvient d' un passage, ou il Est questions d'une tasse que Devi rempli de petits cailloux blancs chaque fois qu'il manque l'instant présent.<br /> <br /> <br /> Je vais relire ce livre il m'avait bien parler!<br /> <br /> <br /> A bientot Teb!<br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Bonjour Danielle,<br /> <br /> <br /> Ce n'est pas à ce passage là auquel je pensais, ils font tous deux, si je me souviens bien référence à leur passé...je chercherai un peu plus tard le passage en question et je le saisirai dans un<br /> article à la suite de celui du blog vacuithe.<br /> <br /> <br /> Pour aujourd'hui, je continue la lecture-saisie du livre de Dennis Waite :  http://www.tout-est-bien.fr/pages/Dennis_Waite_LAdvaita_Vedanta_Theorie_et_pratique-5808678.html<br /> <br /> <br /> Bonne journée<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> La vacuité Est un ensemble de phénomènes dont, l'interdépendance et l'impermanence  de toutes choses.<br /> <br /> <br /> J'ai compris!<br /> <br /> <br /> J'ai bien apprécié sa façon d'expliquer.<br /> <br /> <br /> Bonne fin de journée , et bisous.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />                             <br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Bonjour Danielle,<br /> <br /> <br /> Je formulerai cela différemment "la vacuité désigne dans le bouddhisme la nature véritable, interdépendante et impermanente, des phénomènes (autrement dit de tout ce qui est perçu), des êtres et<br /> des choses."<br /> <br /> <br /> En lisant rapidement l'article de wikipédia il apparait que le concept de<br /> vacuité est perçu différemment suivant les écoles, courants bouddhistes (Theravada, mahayana), qu'il est retenu aussi dans l'hindouisme, notamment dans le shivaïsme du cachemire d'une autre<br /> manière. Que Shankara réfute ce concept.<br /> <br /> <br /> Je me rappelle que dans Tantra de Daniel Odier, il est question également à un moment donné de vacuité. De mémoire, il me semble que la maîtresse tantrique de Daniel Odier lui parle de poterie et<br /> de vide un peu comme le fait le Bouddha Gautama, qu'ils partagent tous deux leurs interrogations passés à ce sujet... retrouver ce passage...<br /> <br /> <br /> J'ai répondu à ton commentaire où tu dis  "Dieu est vacuité", peux-tu me dire ce que tu en penses c'est ici : http://www.tout-est-bien.fr/article-adi-shankara-85697082-comments.html#comment90049991.<br /> <br /> <br /> Il est ici justement ici, avec le concept de vacuité, tel que je le perçois, une divergence entre le Bouddhisme et l'Advaïta Vedanta quand à la nature véritable des êtres et des choses.<br /> <br /> <br /> "Shankara dit que Brahman ne peut pas être identifié avec Śūnyatā ou la vacuité du Bouddhisme. Au mieux,<br /> on le considère comme la Vérité infinie (Sat), la Conscience infinie (Chit) et la Félicité suprême (ānanda)." Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Adva%C3%AFta_v%C3%A9danta<br /> <br /> <br /> Bon dimanche, bisous.<br /> <br /> <br /> <br />