Qui suis-je ? : la quête sacrée - Jean Klein. "Pourquoi ne pas aller directement à ce que vous êtes ?"

Publié le par Tout est bien

jeankleinQuelle est l'origine de l'ego ?

 

L'ego, la conscience de soi en tant qu'individu n'est qu'un concept parmi d'autres. Il a été créé par les parents, l'éducation et la société. Il se cristallise sous forme de complexes, de données, et d'expériences. On ne peut pas dire qu'il y ait un ego qu'on puisse décrire.


Il y a un, deux, trois, mille "moi" plutôt. Vous pouvez avoir une collection de caractéristiques différentes de celles de votre voisin, mais cette série de traits n'est pas vous.

 

Chaque "moi" correspond à une situation nouvelle, mais, comme la mémoire retient le "moi" longtemps après que la situation est passée, les divers egos se trouvent bien souvent en conflit dans cette collection que nous nommons personnalité.

 

On ne peut circonscrire l'agrégat des "moi" mémorisés. Quand vous constaterez que ce n'est qu'un objet, perceptible comme tous les autres, vous découvrirez que celui-ci n'est pas une constante. L'idée d'un ego qui occuperait un centre psychique est une hypothèse.

 

Enlevez toutes les caractéristiques, tout ce que vous croyez être, tout ce qui est phénoménal...que reste-t-il ? Rien. Simplement l'être, la tranquillité, la présence. Pourquoi alors passer une vie entière à explorer le domaine de l'ego illusoire et de ses projections ?

 

Pourquoi ne pas aller directement à ce que vous êtes ?

 

(Extrait de "Se connaître soi-même" pages 49 et 50) 


Extraits de :

Jean Klein, Qui suis-je ? : La quête sacrée.- Editions Albin Michel S.A., 1989. (Collection Sagesses, Le relié Poche)

 

Liste d'articles de "Qui suis-je ? : la quête sacrée"



Publicité

Publié dans Jean Klein

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
<br /> <br /> Bonsoir mes Amis,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La première Action qui nous concerne c'est notre Incarnation dans la Nature.<br /> <br /> <br /> Avec notre Incarnation s'établit notre Corps support de notre Psychisme.<br /> <br /> <br /> Dans notre Psychisme  notre Mental prend Forme.<br /> <br /> <br /> Notre Mental construit notre Personnalité,<br /> <br /> <br /> et nous semblons évoluer dans l'Espace et dans le Temps,<br /> <br /> <br /> dans le déroulement Naturel de notre Vie.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Quand nous demeurons détaché de toute Action notre Incarnation disparaît.<br /> <br /> <br /> Nous sommes alors la seule Chose que nous sommes sans aucun risque d'extinction, la Conscience Absolue dans laquelle plus aucune Action Naturelle ne se reflète <br /> <br /> <br /> Ainsi notre "Vraie Nature", avec ou sans continuum Espace-Temps, n'est pas d'être Naturel ou d'être Naturellement, c'est simplement d'Etre<br /> <br /> <br /> Faire face à la peur éprouvée dans une situation qui nous prive de toute Action  et entamer un processus de discrimination de ses composantes clarifient notre confusion de la Mort avec<br /> l'Eternel.<br /> <br /> <br /> Bien à vous,<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> A<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
T
<br /> <br /> Bonjour A,<br /> <br /> <br /> Tu dis "nous semblons évoluer dans l'Espace et dans le temps".<br /> <br /> <br /> Ultimement, ce n'est pas le cas ? Il n'est en vérité ni temps, ni espace ?<br /> <br /> <br /> Quand tu dis notre Incarnation disparaît, cela sous-entend que notre incarnation n'a plus d'importance, ou bien qu'il n'y a plus de corps perçu ? Peut-être, est-ce parce qu'il<br /> n'y a plus personne pour percevoir ?<br /> <br /> <br /> Etre naturel, ou être naturellement, suppose qu'il existe quelqu'un pour juger de ce qui est naturel ou de ce qui n'est pas naturel, un je qui exprime une volonté d'être ceci, cela, de devenir<br /> ceci, cela. S'il n'y a plus de je pour estimer cela, de volonté personnelle de devenir quelque chose, il ne reste alors que l'existence et ses manifestations.<br /> <br /> <br /> De manière peut-être maladroite, de mémoire, lu dans "Nés pour être libre" de Jac O'Keeffe : "Je veux être" ; retirez je, retirez veux : reste l'être.<br /> <br /> <br /> Demeurer détaché de toute Action : là encore renvoyer au texte "Lève-toi Arjuna"<br /> <br /> <br /> Faire face à la peur éprouvée dans une situation qui nous prive de toute Action  et entamer un processus de discrimination de ses composantes clarifient notre confusion de la Mort<br /> avec l'Eternel. : J'entends l'invitation concrète.<br /> <br /> <br />  Je suis heureux de pouvoir échanger avec vous mes Amis. Merci à vous deux. A bientôt !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Je te l'avoue je connaissais cette formulation mais je l'avais retrouvé sur tes articles.<br /> <br /> <br /> Tu parles de comment perdre qq chose qu'on n'a jamais eu, c'est vrai de façon ultime mais comme on s'accroche à une vérité relative ou conjoncturelle, le mot a été bien trouvé, quand on fabrique<br /> et qu'on en rajoute là effectivement on se perd plus qu'on ne perd!<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
T
<br /> <br /> Bonjour Sonam,<br /> <br /> <br /> Oui, je disais cela d'un point de vue ultime.<br /> <br /> <br /> "On se perd, plus qu'on ne perd" : <br /> <br /> <br /> Qu'est-ce qui est perdu ultimement ? (Je dis ce qui suit a priori, bien entendu) Notre point de vue personnel sur la vie, ce qui est vécu.<br /> <br /> <br /> (renvoi à la video de<br /> Jean Bouchart d'Orval qui nous invite à vivre sans point de vue).<br /> <br /> <br /> Perd-on également la mémoire de ce qui fut vécu ? (Je se renseigne avant d'accepter de se dissoudre : ) Plus sérieusement, je pense que cela est sans importance au regard de l'inscription tranquille, sereine dans l'Instant. Mais je me rappelle le questionnement d'une amie qui s'inquiétait de<br /> perdre les souvenirs de moments heureux, et qui se demandait s'il fallait travailler à ce que cela ne soit pas perdu.<br /> <br /> <br /> Que devient notre personnalité lorsque l'on vit sans point de vue ? J'ai lu récemment que la personnalité n'est pas perdue (est-ce dans Qui suis-je ?), que l'on continue à faire<br /> appel à elle quand la situation l'exige, on agit à l'intérieur de nos différents rôles au quotidien par exemple : père, mère, professeur, plombier, mais sans nous prendre pour, sans dire je suis<br /> un père. une mère, un professeur, un plombier...<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Tout est bien<br /> <br /> <br /> Pour qui y parvint<br /> <br /> <br /> S'atteindre<br /> <br /> <br /> pour aussitôt se perdre<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
T
<br /> <br /> Bonjour Sonam,<br /> <br /> <br /> Heureux de te retrouver...<br /> <br /> <br /> "Tout est bien" est toujours là. Pleinement vivant lorsque je s'absente. Rappelé au Je comme déjà atteint, puisque sous-jacent, espace de sa manifestation, lorsque celui-ci se prend encore à<br /> croire à son existence circonscrite, limitée, séparée, autonome. (Formulation du jour)<br /> <br /> <br /> "S'atteindre pour aussitôt se perdre."<br /> <br /> <br /> Ta formulation me fait penser à la citation des "Pères du désert" par Jean Klein quelques articles plus tôt : "Connais-toi, toi-même et oublie-toi". Une Amie me disait il y a quelques temps :<br /> porter son attention sur Soi plutôt que sur soi...voilà que je commence à comprendre.<br /> <br /> <br /> Mais peut-on dire que quelque chose est perdue,<br /> <br /> <br /> si cette chose n'a jamais réellement existé ?<br /> <br /> <br /> Ici, je m'aperçois qu'il me reste à comprendre, à définir avec mes propres mots plus encore ce que l'on nomme réalité, ou irréalité, jusqu'où, plus particulièrement, notre personnalité peut-elle<br /> être dite réelle, ou irréelle ?<br /> <br /> <br /> Peut-être ici aussi une compréhension de l'articulation entre notre personnalité et notre nature profonde. Peut-être des réponses différentes selon les différentes traditions spirituelles ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />