Qui suis-je ? : la quête sacrée. Jean Klein - "La sombre nuit de l'âme"

Publié le par Tout est bien

jeankleinL'ultime satisfaction nait lorsque le percipient [Le sujet qui perçoit] perd toute volition. Quand l'attention abandonne sa qualité préhensive, volitive, le perçu est libéré et se dissout dans le percipient.

Mais le percipient doit auparavant être libre de toute volonté, afin que le perçu soit libéré.

Dans la tradition cachemirienne, le percipient est Shiva, et le perçu est Parvati, ou Shakta et Shakti. Si Shakta contient encore des résidus de volonté et Shakti n'est pas encore libérée, vous traversez ce moment, qui peut-être comparé à la "sombre nuit de l'âme" de Saint Jean de la Croix, où l'objet ne vous intéresse plus mais n'est pas encore totalement déployé. L'énergie ne circule pas encore librement. C'est une période terrible où la volition a perdu son dynamisme, où le monde a perdu son charme. L'énergie n'est pas pleinement intégrée. Il est important de voir que la résistance n'est qu'une idée. L'image d'être quelqu'un est très profondément enracinée. C'est l'image qui refuse.

 

(Extrait de "Se connaître soi-même" page 57) 


Extraits de :

Jean Klein, Qui suis-je ? : La quête sacrée.- Editions Albin Michel S.A., 1989. (Collection Sagesses, Le relié Poche)

 

Liste d'articles de "Qui suis-je ? : la quête sacrée"


Petite recherche sur "la sombre nuit de l'âme" :

 

La nuit sombre de l'âme : mysticisme catholique à la lumière du Krija yoga

 

http://psukelogos.fr/psukeloblog/?p=1526

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_noire_de_l%27%C3%A2me

 

http://lechercheur.unblog.fr/2008/06/21/la-nuit-noire-de-lame/

 

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Huan/lanuit.html



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Publié dans Jean Klein

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A
<br /> <br /> Bonsoir mes Amis,<br /> <br /> « Pourquoi? » est une attente face à la cause, à l’origine,<br /> et aussi face à l’aboutissement, au but<br /> de l’action qui préoccupe notre mental.<br /> <br /> « Comment? » est une attente face au déroulement, au continuum,<br /> de l’action qui le préoccupe.<br /> <br /> L’Action juste qui naît instantanément en supplément de notre mental<br /> et se déroule en le contrôlant,ne le laisse, à ce moment,<br /> engendrer ni « Pourquoi? » ni « Comment? »,<br /> puisqu’elle s’opère en dehors de toute considération spatio-temporelle.<br /> <br /> L’Acteur juste n’accorde d’importance ni à l’origine ni aux fruits de l’Action.<br /> <br /> L’Action juste prend place dans le silence de notre être,<br /> sans commencement et sans fin,<br /> comme Manifestation en tant qu’Action<br /> et comme Reflet en tant que non-Action<br /> <br /> Un point d’interrogation peut transparaître dans un cri,<br /> dans une voix forte, une voix douce,<br /> ou même un chuchotement.<br /> <br /> Le jour où nous cessons,<br /> il reste muet devant le Silence<br /> et s’évanouit en y entrant.<br /> <br /> Remerciements<br /> <br /> A<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Merci mon Ami.<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> <br /> Bonjour mes Amis,<br /> <br /> <br /> Ne soyons plus qu’un léger battement lent de notre cœur,<br /> un courant d’air presque imperceptible aux ailes de notre nez,<br /> une circulation de fluide ralentie dans notre corps,<br /> une chaudière en position hors gel.<br /> <br /> Ne soyons plus qu’un endroit ou notre regard ne trouve rien pour s’accrocher,<br /> où notre oreille n’entend que le bruit de la pression sanguine à notre tympan.<br /> <br /> Laissons nos fonctions vitales s’assurer de leur œuvre au minimum.<br /> <br /> Accueillons simplement le vide qui emplit tout par dessus notre mental.<br /> <br /> N’ayons aucune peur de tomber en état de maladie ou de souffrance,<br /> nous y sommes déjà, sans aucun lieu ou pouvoir tomber.<br /> <br /> <br /> Ne rêvons pas d'accéder au Bonheur, il n'existe aucune hauteur où le trouver.<br /> <br /> N’ayons aucune soif d’une soif, ni assoiffée ni étanchée,<br /> tel un égaré dans le désert qui voit une oasis dans un mirage<br /> et un mirage dans une oasis.<br /> <br /> Arrêtons d’agir d’aucune façon sur le monde, à l’extérieur comme à l’intérieur.<br /> <br /> Soyons comme la fleur épanouie au soleil,<br /> qui n’a pas moyen de penser qu’elle s’ouvre dans l’aube du matin<br /> et se referme dans le crépuscule du soir,<br /> et qui offre son parfum, malgré elle, au présent midi,<br /> tellement belle de cette insouciance.<br /> <br /> Restons complètement vigilant à ce que rien ne se passe.<br /> Contre toute attente, simplement cessons.<br /> <br /> <br /> Alors quelque chose se déploie sans action.<br /> <br /> Une Présence est là,<br /> pour toujours,<br /> comme une parole muette dans le vent de notre existence.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Avec mes remerciements<br /> <br /> <br /> A<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Merci, votre invitation est magnifique mon Ami. Mais le comment vient encore à mon esprit, et aussi dans quelle mesure, jusqu'où pouvons-nous décider de cesser. Déjà quelques réponses pour un<br /> service encore plus minimum du Je viennent à mon esprit. Merci.<br /> <br /> <br /> Je viens de relire cet article de Jean Klein qui fait écho à ce que vous dites : "alors quelque chose se déploie sans action" : le-deploiement-ne-peut-etre-produit-volontairement<br /> <br /> <br /> <br />