"Tout ce qu'il reste est un immense éclat de rire" : Questions posées à Jeff Foster

Publié le par Tout est bien

 

JF- A la fin les questions sont juste le mental. Et à la fin tout ce qu'il reste c'est la farce cosmique.
A un certain point ces questions semblent si importantes. Et avoir les réponses semble si important.
Car il y a la supposition qu'il y a un questionneur. Il y a quelqu'un qui recherche des réponses.
Ce qui est vu c'est qu'il n'y a personne là. Il n'y a personne qui demande, donc il n'y a pas besoin de réponse.
Toutes les questions sont juste des déclarations sur ce que vous savez déjà. Une question est simplement une déclaration. Une question est une déclaration par rapport à ce que vous savez déjà. C'est une expresion de la supposition que vous avez déjà.
Donc, lis la première question.

- Une fois que l'ego est parti...

JF- Ok arrête.  "Une fois que l'ego est parti " qu'est-ce qui est dit ici, supposé ici ? Il y a la notion de temps, il y a un ego. Il y a un événement, après l'événement  il n'y a pas d'ego. Regarde tout le réseau de suppositions qui se trouve déjà là dans cette déclaration. Et la question continue. Qu'elle est la suite ?

- "Une fois que l'ego est parti ne reste-t-il juste que le flot de l'univers se manifestant ?"

JF- Donc la question s'effondre sur elle-même. A la lumière de cette vision beaucoup de questions ne peuvent survivre.
Car aucune supposition ne peut survivre. Une question est juste une collection de suppositions avec un point d'interrogation dessus. Donc la supposition est exposée à cette clarté. Et alors il ne reste plus de questions. Donc il n'y a plus besoin de réponses.
Donc nous pensons, nous posons une question. Nous supposons qu'il y a une réponse qui peut-être trouvée dans le temps. Nous parcourons le monde questionnant tous les enseignants. Tous les enseignants que nous pouvons trouver. Nous leur posons la même question. On peut recevoir différentes réponses. Les réponses s'ajoutent juste à la pile de suppositions qui est déjà là. La pile de supposition devient de plus en plus grande. Les réponses que nous recevons nourrisent juste la pile de suppositions qui s'expriment en tant que la question suivante. Donc une question est l'expression d'une supposition qui est déjà là prétendant qu'il y a une réponse.

Donc les suppositions s'exposent, sont exposées quand elles apparaissent pour ce qu'elles sont : des concepts, des pensées. Il n'y a pas de question et donc il n'y a pas de réponse. Donc nous pensons je suis un questionneur en recherche de réponses à mes questions. Une fois que j'aurai la réponse alors il y aura la clarté. Juste si j'ai la réponse à cette question. Et nous devenons de plus en plus bon, de plus en plus fort dans l'art de poser les questions. Même si imagine que tu puisses formuler l'ultime question. C'est que nous faisons en tant que chercheur. Si nous pouvions avoir la réponse à cette question alors nous serions libre. [...] Tu parcours le monde en rencontrant des enseignants jusqu'à ce que tu trouves ce que tu penses être l'ultime, ultime, ultime enseignant.
Mais la question est le questionneur. La question n'est pas séparée du questionneur. La question est l'expression des suppositions de celui qui pose la question. Et celui qui pose la question, le questionneur est juste une collection de suppositions. Tu vois.
La question qui émerge est juste l'expression des suppositions. Donc nous continuons à poser des questions afin de pouvoir rester un questionneur. Anéantir réellement les questions signifie anéantir le questionneur. En finir aves les questions sera en finir avec celui qui pose les questions. Donc nous ne voulons pas réellement l'ultime, l'ultime réponse. Nous ne voulons pas réellement en finir avec les questions car ce serait en finir avec le questionneur et le job du questionneur est de se maintenir en vie, Il est tellement investi à maintenir sa continuité. Il doit se maintenir, il doit se maintenir. Donc nous jouons juste ce jeu de prétendre que nous avons des questions. Toutes les questions sont des questions de seconde main. Elles ne sont pas de réelles questions.
Ce que tu es n'a aucune question, il est au-delà de toute question. Ce sont des questions que nous avons récuppérées car il y a des suppositions que nous avons récuppérées. Donc nous prétendons poser des questions et recevoir des prétendues réponses. Nous posons des questions oniriques qui recevront des réponses oniriques pour nourrir le prochain flot de questions. Donc il n'y a pas de questionneur. Il n'y a jamais eu de questions. Donc il n'y a pas de questions, il n'y a pas de réponses. Ce n'est pas juste un jeu du langage. Ca y ressemble, on pourrait croire qu'on joue juste avec les mots. Oui dans un sens nous jouons juste avec les mots mais vers quoi les mots dirigent, pointent c'est toujours au-delà des mots. Cette clarté ne peut-être trouvée avec le langage car c'est cela dans lequel le langage apparait. C'est cela dans lequel les mots apparaissent, c'est cela dans lequel les questions apparaissent et les réponses apparaissent. C'est cela qui contient les questions et les réponses. Donc le jeu des questions et des réponses se déploie tout seul. De par lui-même à l(intérieur de cette clarté qui reste intouchée par les questions et les réponses. Elle n'a pas besoin de réponses, de questions. Elle ne rejette pas les questions, elle ne rejette pas les réponses.
Donc ultimement il n'y a pas de mal à se poser des questions. C'est ce que nous faisons (9'04'')[...]

Merci à Thierry Delattre pour la traduction.
Merci à Patrice du blog Eveil impersonnel pour tout ce qu'il nous fait découvrir (c'est riche de diversité). C'est chez lui que j'ai pris connaissance de ces vidéos.
J'ai visionné également une vidéo de Yolande sur son blog ces derniers jours, une française qui un jour brusquement au milieu de son salon alors que rien n'était recherché au préalable, aucune recherche ou connaissance spirituelle particulière, a connu un basculement de point de vue. Elle en témoigne à présent.
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A
<br /> <br /> Bonjour Tout est bien,<br /> <br /> <br /> Le silence n'arrête pas de parler.<br /> Il est le flot éternel du langage.<br /> Ce flot est interrompu par la parole.<br /> L'échange des mots obstrue cette langue muette.<br /> <br /> Ramana Maharashi<br /> <br /> <br /> <br /> Notre sourire, sans mots échangés,<br /> n’arrête pas de parler<br /> pour servir son hôte le silence,<br /> flot éternel du langage.<br /> <br /> Parfois ce flot est interrompu par un rire libérateur,<br /> qui, s’emparant de notre bouche<br /> comme le font des paroles en cascade,<br /> laisse s’échapper par notre souffle saccadé,<br /> les débordements de notre « Je » trop bruyant.<br /> <br /> Plaise cette interprétation à Monsieur et Maître R. M.<br /> <br /> <br /> Bien à vous<br /> <br /> A<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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T
<br /> <br /> Bonjour mon Ami<br /> <br /> <br /> Oui, je est trop bruyant<br /> <br /> <br /> Il croit savoir puis ne sait plus rien.<br /> <br /> <br /> Le rire comme un miroir tenu devant ses multiples faces.<br /> <br /> <br /> Certaine(s) ont ri comme un agonisant expulse un râle.<br /> <br /> <br /> Continuer dans le silence à l'accueillir en ses multiples expressions.<br /> <br /> <br /> Certaines cherchent des signes de leur prochaine disparition.<br /> <br /> <br /> Me référer à votre invitation.<br /> <br /> <br /> Merci mon Ami.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />