Françis Lucille - Le sens des choses - [Namasté]
Je voulais être ici aujourd'hui, et j'ai choisi d'être ici, mais que puis-je apprendre en présence d'un maître que je ne puisse apprendre par moi-même ?
Tout ce que vous apprenez vous l'apprenez par vous-même. Je ne peux rien apprendre à votre place. Chaque circonstance, chaque événement de votre vie vous enseigne. Ce que vous pouvez apprendre en posant cette question est qu'il n'y a pas de maître au sens personnel où vous l'entendez. Sur ce plan là, je ne suis pas votre maître, je suis heureux d'être simplement votre ami.
Le maître véritable n'est pas une personne, il est notre soi, le soi de tous les êtres. Abandonné à lui, n'aimant que lui, n'étant intéressé que par lui, je sens sa présence vibrer chez ceux qui viennent à moi dans la pure intention de le connaître et ils re-connaissent cette présence en moi.
On pourrait dire que la présence se re-connaît dans l'apparent autre par une sorte de résonnance sympathique. Le divin en moi re-connaît le divin en vous dans le même instant et dans le même mouvement par lequel le divin en vous re-connait le divin en moi.
Dans ces conditions, qui peut dire qui est le maître et qui est le disciple, qui est vous et qui est moi ?
Extrait de : "Le sens des choses : entretiens sur la non-dualité" de Françis Lucille - Chapitre I : L'art du non-attendre, page 27 - Editions Accarias L'originel, 2007.
Comme un écho avec l'extrait de Tantra de Daniel Odier dans l'article intitulé : "Fondamentalement tu es Shiva"