Tout est Un - Ellam Onru : I. Unité
(L'Arbre à Fleurs Place Antonin Poncet à Lyon - Photo : Serge&Estelle Guerri )
(Oeuvre de l'artiste coréen : Jeong-Hwa Choi )
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1. Tout ce qui existe, incluant le monde que tu vois, ainsi que toi-même, témoin du monde, tout est Un.
2. Tout ce que tu considères comme étant moi, toi, lui, elle et ceci ou cela, tout est Un.
3. Les êtres sensibles, ainsi que tout ce qui est considéré comme étant inerte et insensible, la terre, l’air, le feu et l’eau, tout cela est Un.
4. Le bien-être de la conscience que « Tout est Un » ne peut-être obtenu par une conscience fragmentaire, séparant les choses et les êtres : tout est Un.
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5. La connaissance de l’unité de toutes choses est bonne, autant pour toi que pour les autres : tout est Un.
6. Celui qui considère « je suis séparé », « tu es séparé », « il est séparé », etc., se comporte d’une certaine façon envers lui-même, et différemment envers les autres. Il ne peut s’en empêcher. La pensée « chaque être est séparé des autres » est la graine d’où s’élève l’arbre de la discrimination arbitraire des actes (en fonction de la diversité des personnes).
Par conséquent, comment pourrait-il y avoir un défaut de vertu chez celui qui sait qu’il y a unité entre lui et les autres ? Aussi longtemps que le germe de la différenciation est présent, l’arbre correspondant est à même de s’élever, que l’on s’y attende ou pas. Il faut donc renoncer à cette tendance à la différenciation. Tout est Un.
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7. Si tu poses la question :
« Dans le monde, les choses paraissent différentes ; comment puis-je alors considérer le tout comme étant Un ? Y-a-t-il un moyen d’atteindre à cette connaissance ? »
La réponse est celle-ci :
« Dans un même arbre nous voyons des feuilles, des fleurs, des fruits et des branches, différents les uns des autres, et qui pourtant ne font qu’un, étant tous compris dans le mot « arbre ». Leur racine est une, leur sève est une. De même, toutes les choses, tous les corps, tous les organismes, proviennent d’une même source et sont activés par un seul et même principe vital : tout est Un.
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8. Ô homme de bien ! Vois par toi-même si l’affirmation « Tout est Un » est bénéfique ou nocive. Réfléchis. Tout comme une personne qui se voit elle-même comme elle voit les autres et les autres comme elle-même ne peut être qu’honnête et juste, de même comment le mal pourrait-il s’attacher à celui qui sait qu’il fait un avec les autres ?
Dis-moi s’il existe une meilleure voie vers le Souverain Bien que la connaissance de l’Unité. Il n’y en a certainement pas. Comment quelqu’un pourrait-il aimer les autres mieux qu’en sachant qu’il sont lui-même, Il les connait dans l’Unité ; il les aime dans l’Unité, puisqu’en vérité ils sont Un.
9. Qui peut partager la paix mentale et le calme de celui qui connaît l’Unité ? Il n’a pas de soucis. Le bien-être de tous est son propre bien-être. Une mère considère le bien-être de ses enfants comme le sien propre. Cependant son amour n’est pas parfait, parce qu’elle se croit individuellement séparée de ses enfants.
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L’amour d’un Sage ayant réalisé l’Unité de toutes choses dépasse, et de très loin, même l’amour d’une mère. Il n’y a pas d’autre moyen pour réaliser un tel amour que la connaissance de l’Unité : tout est Un.
10. Sache que le monde dans son ensemble constitue ton corps impérissable, et que tu es toi-même la vie perpétuelle du monde entier. Quel mal y-a-t’il dans une telle voie ? Qui a peur de suivre la voie sans mal ? Sois téméraire. Les Védas enseignent cette vérité. Il n’y a rien d’autre que toi-même. Le Souverain Bien t’appartient. Oui, tu Es ce Souverain Bien toi-même. Tout ce que les autres pourront tirer de toi sera du bien, uniquement.
Qui donc s’emploierait à agir contre son propre corps, sa propre âme ? S’il y a un abcès dans le corps, un remède lui est appliqué ; même s’il s’avère douloureux, son but est de faire du bien, uniquement.
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Il en ira de même pour certaines de tes actions, dont le but sera le bien du monde. C’est pourquoi tu ne dois pas t’empêtrer dans la différenciation.
En résumé : Le Connaisseur de l’Unité agit de la meilleure des façons. En fait c’est la connaissance de l’Unité qui le fait agir. Il ne peut se tromper. Dans le monde, il est Dieu devenu visible. Tout est Un.