Tao Te King - Onze

Publié le par Tout est bien

ONZE


Les rayons de la roue
convergent au milieu.
Ils convergent vers le vide.
Et c'est grâce à lui
que le char avance.
Un vase est fait d'argile
mais c'est son vide
qui le rend propre à sa tâche.
Une demeure est faite de murs
percés de portes
et de fenêtres,
mais c'est leur vide
qui la rend habitable.
Ainsi,
l'homme construit des objets,
mais c'est le vide
qui leur donne sens.
C'est ce qui manque
qui donne
la raison d'être.

 

 (Traduction : Conradin Von lauer)


 

 

 


XI
Trente rais se réunissent autour d'un moyeu. C'est de son vide que dépend l'usage du char.
On pétrit de la terre glaise pour faire des vases. C'est de son vide que dépend l'usage des vases.
On perce des portes et des fenêtres pour faire une maison. C'est de leur vide que dépend l'usage de la maison.
C'est pourquoi l'utilité vient de l'être, l'usage naît du non-être.

 

(Traduction : Stanislas Julien)


 

De l'importance du traducteur, ici : http://nous-les-dieux.org/Tao-Te-King/11, trois traductions différentes proposées l'une en dessous de l'autre pour chaque chapitre...

 

Allez une quatrième tradution possible de Stephen Mitchell trouvée ici : http://www.tao-te-king.eu/  ci-dessous :

 


 

11

Nous joignons des rayons pour en faire une roue,
mais c’est le vide du moyeu
qui permet au chariot d’avancer.

Nous modelons de l’argile pour en faire un vase,
mais c’est le vide au-dedans
qui retient ce que nous y versons.

Nous clouons du bois pour en faire une maison,
mais c’est l’espace intérieur
qui la rend habitable.

Nous travaillons avec l’être,
mais c’est du non-être dont nous avons l’usage.

 


Autre lien intéressant  où se trouvent une traduction et des commentaires non moins intéressants, si j'ai bien compris par l'auteur même du blog, ici : sensdutao.over-blog.com/

Le mendiant, ainsi se nomme l'auteur, en est pour l'instant 'au chapitre 10.

Nous l'attendrons donc un temps avant de poursuivre. En attendant nous poursuivrons notre lecture de Advaita Vedanta : théorie et pratique de dennis Waite. Regarderons et recopierons ses commentaires en face des chapitres du Tao Te king déjà ici publiés.


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Publié dans Tao Te King

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S
<br />  <br /> <br /> <br /> Qui porte Lumière<br /> s'en trouve le Visage éclairé<br /> qui Resplendit pour illuminer à son tour<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Namasté<br />
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T
<br /> <br /> Doux et fragiles enfants de la Lumière<br /> <br /> <br /> Partagez donnez offrez<br /> <br /> <br /> Illuminez le monde de vos petites flammes<br /> <br /> <br /> Reçues du Foyer Eternel, rendues à Lui seul<br /> <br /> <br /> Avant la dernière trace de cire, le dernier bout de mèche<br /> <br /> <br /> Que votre Visage sans naissance ni fin<br /> <br /> <br /> Transparaisse, apparaisse et demeure<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Namasté<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
D
<br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br />
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T
<br /> <br /> Tous porteurs de Lumière<br /> <br /> <br /> Petits coeurs qui se rassemblent<br /> <br /> <br /> Des lumières à la Lumière<br /> <br /> <br /> De sa vérité à la Vérité<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br />
Répondre
T
<br /> <br /> Seules les mains qui offrent la lumière sont visibles<br /> <br /> <br /> En coupe pour ne rien saisir, juste dépositaire<br /> <br /> <br /> Bientôt il n'y aura plus de cire<br /> <br /> <br /> Les mains aussi finiront par disparaître<br /> <br /> <br /> Restera la Lumière sans cire ni mèche ni même des mains pour la porter<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> La réalité de Bhairava a partout son domaine y compris chez les gens du commun.<br /> Et l’homme qui prend conscience de ceci : « rien n’existe qui en soit distinct »,<br /> accède à la condition Sans-second.<br /> Étant le même à l’égard d’amis et d’ennemis, le même dans l’honneur et le<br /> déshonneur ; grâce à la parfaite plénitude du brahman, ayant compris cela, qu’on soit heureux.<br /> L’inconnaissable, l’insaisissable, le vide et ce qui n’accèdera jamais à l’existence,<br /> imaginez tout cela comme Bhairava et à la fin de cette évocation, l’illumination se produit.<br /> Ayant fixé la pensée sur l’espace externe qui est éternel, sans support, vide,<br /> omnipénétrant et dépourvu d’opération, qu’on se fonde alors dans le non-espace.<br /> Quel que soit l’objet vers lequel la pensée se dirige, il faut à cet instant précis et à l’aide de cette pensée quitter l’objet complètement sans laisser un autre s’installer à la place. Alors on<br /> sera exempt de fluctuation.<br /> <br /> <br /> VIJNÂNA BHAIRAVA TANTRA<br /> Traduction L. SILBURN<br /> <br /> <br /> Extrait<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Namasté<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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T
<br /> <br /> Elitisme, classes, castes<br /> <br /> <br /> Une même origine est pensée<br /> <br /> <br /> Et pourtant la séparation se manifeste encore dans nos paroles, pensées, perceptions<br /> <br /> <br /> Cela est regardé avec bienveillance.<br /> <br /> <br /> L'Unité, Une seule Source commune, semble intellectuellement comprise, souvent revendiquée, pour le moins exprimée dans nos échanges. Et cela semble une conviction inébranlable.<br /> <br /> <br /> Reste la pleine Reconnaissance en dehors de la pensée de cette source commune, de notre unité, de notre véritable nature. Ce qui a sans doute déjà eu lieu, comme des éclaircies où je s'absente<br /> pour un temps (ma rappelant ici la maîtresse de Daniel Odier qui l'invite à retrouver ces moments dans son passé)<br /> <br /> <br /> Ici il est dit que la pensée peut-être une aide ; que signifie quitter l'objet complètement à l'aide de la pensée ?<br /> <br /> <br /> Employer une expression qui m'est venue, il y a peu et que je trouve belle : qu'est-ce que ce "parfum de pierre", plus que la pierre elle-même sur lequel je reviens. Ce parfum de pierre sur<br /> lequel je reviens, d'où je repars au quotidien, qui semble évidence, confiance, existence inébranlable malgré tous les malgré.<br /> <br /> <br /> Croyance ? Ou notre réalité déjà perçue ? Le témoin ou son origine ? L'expression au travers du témoin de son origine ?<br /> <br /> <br /> Sans doute le témoin. Mais au-delà, en-deça ? Le retournement m'interroge toujours.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L'être qui a confiance en sa possible et toujours proche, pleine libération, en sa nature éternelle, illimitée, infinie. mais il semble que l'attente soit plus tranquille, parfois absente dans<br /> cette vie qui continue qui elle n'attend personne pour être.<br /> <br /> <br /> J'ai lu rapidement, en diagonale, un texte qui de mémoire s'intitule "l'état intermédiaire", j'ai du le copier sur le bureau de mon ordinateur, où il est question de mises en garde pour l'être en<br /> quête afin qu'il ne se fourvoie pas, ne rentre dans une impasse, et s'y maintienne croyant se tenir sur le bon chemin. Cela doit être de Sri Aurobindo. Son yoga intégral m'a été volé à la<br /> laverie. Je m'en procurerai peut-être un autre exemplaire quand cela sera le moment pour moi de le lire.<br /> <br /> <br /> Inspiration vers cette reconnaissance, où tout et rien y mène. En lisant, relisant cet extrait, le texte Vijnana Bhairava tantra. il me vient ce qui m'est déjà venu, ce que je viens de dire,<br /> "tout y mène", puis "rien y mène" semble ainsi aussi apparaître entre les lignes; Est-ce là erreur de compréhension ? Mauvaise intuition ?<br /> <br /> <br /> Et pourtant choisissant un moyen, le tentant, régulièrement mais pas encore longuement, inspir, expir, naturellement manifestés et regardés, concentré sur le moment où cela s'arrête et s'apprête<br /> à s'inverser. Et en même temps quelque chose dit en moi parfois que cela doit être abandonné. Tiraillement entre ces deux actions. Faire ce que l'on ressent comme juste. Mais qui guide ? (je<br /> viens de dépasser ma flemme, je suis allé jeter un oeil sur le bureau de mon ordinateur il s'agit de la zone intermédiaire de Sri Aurobindo, je vais le copier en page sur ce blog et en donner le<br /> lien ensuite ci-dessous. Cela va être ma lecture de ce matin.<br /> <br /> <br /> La zone intermédiaire : http://www.tout-est-bien.fr/pages/la-zone-intermediaire-sri-aurobindo-8352599.html (Page<br /> se trouvant aussi sur la droite du blog pour y revenir facilement sous les pages de l'Advaita Vedanta de Dennis Waite)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Inertie, stérilité que cette attente qui est mienne ? Où les pratiques réduites sont pourtant pour certaines régulières et quotidiennes. Nous prenons la décision de laisser cela s'éclairer. Des<br /> vidéos, des textes peut-être aussi nous sont venus ces derniers jours, où il est question d'une voie propre, qui nous est adaptée, où il est question par soi-même, en soi-même de cheminer, hors<br /> influences.<br /> <br /> <br /> Nous ne pouvons pas dire que nous ne faisons rien, nous tendons vers. Et cela n'est pas assailli par les doutes, les doutes, questions apparaissent dans une certaine tranquillité. Nous sommes<br /> heureux de ces moments de silence que nous nous accordons. Ceci dit pour ôter toute fausse impression à la lecture de mon commentaire. Nous aimons cette paix que nous approchons.<br /> <br /> <br /> Les voix amies nous importent également. Ces échanges nous font toujours avancer dans notre compréhension. Que ce soit en accord, désaccord, incompréhension, rebonds, l'un ou l'autre de ces<br /> éléments ou combinés, se suivant dans l'ordre ou le désordre<br /> <br /> <br /> ici notre voix, qui dit nos questions qui apparaissent, ce qu'il nous reste à comprendre mais qui dit aussi la confiance, la paix toujours présente, jamais lointaine, qui semble s'installer avec<br /> plus de force, où nous nous retrouvons, trouvons au quotidien, encore une fois avec l'expression d'un Ami d'hier, "malgré tous les malgré".<br /> <br /> <br /> Finalement je fais confiance à ce qui vient.<br /> <br /> <br /> Je retiendrai du texte de Sri Aurobindo : C’est seulement quand il sera capable (que ce soit immédiatement ou après un certain temps) de se retirer de ses<br /> expériences, de se tenir au-dessus d’elles avec la conscience sans passion du témoin, d’observer leur véritable nature, leurs limites, leur composition, leurs impuretés, qu’il pourra poursuivre<br /> son chemin vers la vraie liberté et vers une siddhi plus haute, plus vaste et plus vraie. À chaque pas il faut le faire.<br /> <br /> <br /> puis plus loin :<br /> <br /> <br /> <br /> Une sincérité centrale, une humilité fondamentale préservent aussi de beaucoup de dangers et de désagréments. On peut alors<br /> passer rapidement au-delà, dans une Lumière plus claire où, s’il y a encore beaucoup de mélange, d’incertitude et de lutte, l’être s’oriente pourtant vers la Vérité cosmique et non vers un<br /> prolongement à demi éclairé de Mâyâ et de l’ignorance.<br /> <br /> <br /> Réponse à votre commentaire, peut-être partant en tous les sens. reprenant ici, complétant là...<br /> <br /> <br /> Je l'aime ce chemin<br /> <br /> <br /> Je vous embrasse<br /> <br /> <br /> Namasté<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />